Médecines Douces

Question N° 4748 de M. Jean-Luc Lagleize (Mouvement Démocrate et apparentés – Haute-Garonne ) publiée au JO le : 23/01/2018 page : 535

M. Jean-Luc Lagleize interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la reconnaissance des pratiques non conventionnelles en santé, aussi appelées médecines douces, ou médecines naturelles. « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », comme le mentionne le Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la santé adopté par la Conférence internationale sur la santé à New York en 1946. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs publié en 2013 sa stratégie pour la médecine traditionnelle 2014-2023 afin de mettre en lumière l’importance de la médecine traditionnelle dans les services de santé. En effet, dans certains pays, la médecine traditionnelle, non conventionnelle ou médecine complémentaire est pratiquée depuis bien longtemps afin de préserver la santé ou de prévenir et traiter les maladies, en particulier les maladies chroniques. Il semblerait donc pertinent d’étudier de manière approfondie les bénéfices sanitaires, mais aussi économiques et sociaux de la reconnaissance légale de certaines de ces pratiques non conventionnelles à visée thérapeutiques.

 

En effet, face aux risques et aux potentiels associés à l’augmentation conjointe de l’offre et de la demande de ces nouvelles pratiques, le pouvoir public a toute sa part à jouer à travers notamment l’encadrement ou la labellisation des acteurs et pratiques concernés. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’entend prendre le Gouvernement concernant les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique.